La chambre que j’occupe chez Elisabetta est très agréable, je n’ai pas fermé les portes hier soir et j’ai eu l’impression de dormir en plein air, avec quand même un toit sur ma tête et une moustiquaire pour me protéger des petites bêtes 😜. Le matin, je déguste un petit déjeuner européen, Elisabetta fait son pain elle-même et il est vraiment bon 😋.



Le matin, pendant que Say K’pru prépare les médicaments, Elisabetta et Aunghtoo décident de qui ils vont voir, dans quel ordre ils vont faire les visites, ils bousculent un peu leur planning hebdomadaire en fonction des gens que je peux aider, tout en prévoyant de s’occuper de leurs patients habituels.


Nous commençons par aller voir une vieille dame qui a un cancer du foie et à qui ils donnent un peu de morphine. Je les laisse discuter avec la famille et me promène dans le village.













On reprend la route pour aller dans un village plus dans les terres. En chemin, on rencontre des femmes qui vont traverser la frontière pour aller voir leur famille. Aunghtoo leur demande si elles n’ont pas mal au dos et une des femmes acquiesce et accepte que je m’occupe d’elle 😃. Il y a une maison vide juste à côté, elle ne sert qu’aux saisonniers, on l’utilise pour la séance.




Le prochain village est, comme souvent, composé de 60 % de maisons très modestes, avec un sol en bambou (ça fait mal aux pieds quand on fait du 41 et qu’on marche pieds nus !), 30% de maisons avec un peu plus de confort (un sol en planches, une table basse pour les repas, des pièces séparées, un panneau solaire pour un peu d’électricité) et 10% de maisons « riches », souvent financées par des Karens partis vivre aux Etats-Unis ou en Europe et qui envoient de l’argent à la famille, ce sont des maisons plus cossues, avec un toit en tôle et non en feuilles, il y a une petite armoire pour les vêtements, un banc et quelques meubles et l’électricité. Et sous toutes les maisons ou à côté, il y a des animaux. Là encore, selon la richesse des gens, il n’y aura que des poules, ou alors quelques canards, puis en montant l’échelle sociale, il y a les cochons et les chèvres, le top étant d’avoir des vaches.




La famille chez qui je vais travailler et qui va nous inviter à déjeuner :




Dans ce village, les enfants ne vont pas à l’école, ça n’a pas repris pour eux, alors on les voit jouer ou aider selon…Ici, les femmes et les enfants entassent du bois en prévision de la saison des pluies quand il faut faire du feu quasi en permanence pour assécher les maisons et faire sécher les vêtements et les nattes.


Sur la route du retour :





