Sur la route, j’aperçois un panneau indiquant une grotte et des sources chaudes que je n’avais pas repérées sur Google Maps. Je décide de commencer par la grotte et d’aller me baigner après. Au pied de la petite montagne, il y a un plan d’eau avec des pêcheurs autour et une île au centre. On retrouve un petit mausolée, celui-ci semble être affecté aux jeunes mariées mais pas aux mariés 🤔. Je ne comprends toujours pas l’intérêt de laisser de la nourriture et des boissons souvent entamées en guise d’offrandes, j’ai cherché l’explication et j’ai trouvé ça : « Pourquoi fait-on des offrandes aux représentations du Bouddha ? Simplement parce que nous oublions souvent la présence du Bouddha, la présence de l’amour et de la tendresse. Aussi est-il parfois bénéfique de faire un geste qui nous ancre dans cette dimension […] » et aussi, » Ce rituel compte, entre autres, des offrandes de nourritures présentées régulièrement dans les temples bouddhiques (tera) et sur les autels domestiques (butsudan), à l’intention des défunts, des ancêtres et des bouddhas : la chair animale étant prohibée, il s’agit de nourritures constituées seulement de produits végétaux, à l’exclusion des plantes à saveur et odeur fortes (alliacées, gingembres, poivriers…). » N’empêche que ça ne parle pas de canettes de soda ou autres boissons sucrées…




Pour la grotte, il n’y a pas vraiment d’indication mais je finis par dénicher un petit chemin aménagé qui a l’air de monter, alors je l’emprunte. Je grimpe pendant quarante minutes, je suis toujours essoufflée, merci le Covid, et n’en voyant pas le bout, je me dis que j’ai dû me tromper. Je vais faire demi-tour quand, alors que je n’ai vu aucun animal sur mon chemin, j’ai juste entendu quelques lézards se faufiler dans les feuilles mortes, je vois un écureuil qui a l’air de me dire que je suis sur la bonne voie et oui, je parle couramment le langage écureuil 😇 , je continue encore cent mètres et j’y suis 😅.





La descente sera beaucoup plus rapide même si les genoux trinquent un peu 😜. Je me dirige vers la source d’eau chaude située juste à côté. Je n’ai pas de chance, l’endroit est désert, les bassins sont vides 😩 mais je vois quand même l’origine de la source, ça coule sans discontinuer, ça fume et ça sent fort le souffre. J’y passe un doigt vite-fait pour tester, c’est brûlant ! Il reste une petite boutique ouverte qui vend des oeufs à faire cuire dans l’eau de source, je me demande depuis combien de temps ils sont dans les filets en attendant d’être achetés 🤔.



Je reprends la route pour aller à l’adresse que j’avais pour des bains chauds et là, ça n’a rien à voir, c’est beau et ça fonctionne très bien. Même si je suis seule quand je me baigne, il y a deux messieurs qui sont partis quand j’arrivais et quatre dames qui arrivent quand j’ai fini. Une fois encore, je suis la seule blanche mais ça ne me gène pas. Je ne suis pas dans la région la plus touristique de Thaïlande 😉. J’enchaine sur une heure de massage parce qu’ils le proposent et que je trouve que ça va bien avec 😇.







Je reprends la route du retour toute détendue, je m’arrête visiter un temple dans un village. Ça a l’air d’être un jour de fête.








Un peu plus loin dans la campagne, je vois de la fumée au loin, quand je m’approche, je réalise qu’ils font brûler des champs volontairement pour les désherber. C’est assez courant, radical, très efficace et peu fatigant. Ça fait un bruit incroyable toutes ces feuilles et ces branches au sol qui brûlent. J’ai même vu un homme en scooter, juste devant moi, mettre le feu à intervalle régulier à des feuilles et des branchages rassemblés en tas au bord de la route, il a fallu que je roule à droite, c’était vraiment chaud et il y avait des flammèches qui volaient…




Puis c’est le retour en ville, je flâne un peu au hasard :











C’était mon dernier jour à Mae Sot, demain, avion pour Bangkok puis minibus jusqu’à Trat où je vais passer la nuit avant de rejoindre ma destination finale. Je suis toujours positive mais moins, le trait met plus de temps à se former et il est moins vif ! Je croise les doigts pour qu’on ne me demande rien ; en général, ils n’exigent pas de PCR ni de pass vaccinal pour les vols intérieurs et de fait, je ne suis pas ennuyée avec ça 😅.






