22. Chez le père Alain

Le père Alain m’accueille chaleureusement. Il me présente le centre, il y a une petite église, un presbytère et des bâtiments qui abritent un internat pour une petite cinquantaine d’adolescents filles et garçons, issus des villages Karen des montagnes aux alentours, scolarisés dans une école privée à une demi-heure du centre, grâce à leur parrainage individuel avec l’association Enfants du Mékong.

Il me montre ma chambre, elle est simple mais j’ai ma propre salle de bain 😃.

La vie du père, des ados, des deux religieuses, des deux éducateurs, du diacre et d’un jeune volontaire français est rythmée par la cloche. Celle-ci sonne à 5h30 pour le réveil (certains sont réveillés à 4h30 pour préparer le petit déjeuner, c’est à tour de rôle), à 6h00 c’est la prière, à 7h c’est le petit déjeuner, chacun est servi mais ils débarrassent et lavent leur assiette. Ils se préparent eux-même leur gamelle du midi qu’ils mangeront à l’école.

Les garçons d’un côté, les filles de l’autre…

A 7h45, ils sont tous en uniforme et c’est le départ pour l’école, il y a deux ou trois véhicules qui les emmènent. Les frais de scolarité, les fournitures scolaires et les vêtements sont payés par leur parrain/marraine de l’association.

Ils rentent de l’école vers 16h, 16h30, font leurs devoirs, jouent, se douchent.

La cloche reprend son travail, 18h00 prière, 19h00 dîner puis temps libre ou catéchisme, 20h30 tout le monde dans les dortoirs, extinctions des feux à 21h30 au plus tard.

Le dimanche de mon arrivée correspond au premier jour où tous les élèves sont de nouveau présents sur site. En effet, depuis plusieurs mois, le collège était fermé à cause des mesures contre le Covid, tous les enfants avaient dû rentrer dans leur village. Mi-janvier, une moitié des élèves avait pu revenir parce que le collège avait ouvert en demi-jauge et là, enfin, la réouverture est totale. C’est un peu l’effervescence ! La remise au travail scolaire va être compliquée après ces quelques mois d’arrêt et leurs grandes vacances sont dans 3 semaines…autant dire que leur année scolaire est fichue

En plus du centre de Ban Tha Song Yang, le père Alain gère un autre centre et une quinzaine de paroisses catholiques Karen dans un rayon d’une cinquantaine de kilomètres dans les montagnes. 

Après cette visite, le père Alain me propose de rejoindre ses invités pour partager un café. Il s’agit de cinq Français qui vont passer la nuit ici aussi. C’est un plaisir de voir des gens sans masque (personne ne le porte dans le centre) et de parler français 😉. Deux sont des gens de passage, les trois autres, Bruno, Francis et Nicole sont des amis de très longue date du père Alain. Ils se connaissent quasiment depuis qu’il est arrivé en Thaïlande.

Dans l’après-midi je me promène et descend jusqu’au fleuve Moei, situé pas loin du centre. Il fait la séparation entre la Thaïlande et le Myanmar (ex Birmanie). Les Karen vivent de part et d’autre du fleuve, 90% des Karens sont du côté Myanmar mais ils sont de plus en plus nombreux à franchir la frontière pour échapper à la guerre qui a débuté il y a quelques temps maintenant. On ne dirait pas qu’il y a un conflit à peu de distance, c’est très beau et très paisible. Je regarde passer les bateaux, je me trempe juste les jambes, parce que le père Alain m’a prévenue qu’il y a des courants dangereux, c’est dommage, l’eau est bonne.

C’est désert à cette heure chaude de la journée 🥵.
Myanmar en face, avec ses stuppas des Karens bouddhistes en bord de fleuve.

Une partie du lit du fleuve à sec, c’est la saison sèche.
Un pêcheur qui a fini sa journée.
Je n’ai pas réussi à voir s’il a pu prendre des poissons, je l’espère pour lui.
Un poste de surveillance frontalier.

Je reviens à temps pour la messe de 18h. C’est une très belle cérémonie, les ados sont habillés en costumes traditionnels, les filles d’un côté, les garçons de l’autre et il y a beaucoup de moments où tout le monde chante accompagné par deux adolescents guitaristes . Je ne comprends rien du tout parce que le père Alain dit la messe en Karen…même s’il l’avait dite en thaï, je n’aurai rien compris 😂.

Il y a quelques femmes du village qui assistent à la messe.

Une médecin italienne Elisabetta, nous a rejoints pour la messe et reste dîner avec nous. Après le dîner, les ados nous font un petit spectacle pour fêter la reprise de l’école. Ils nous offrent également des sacs Karen 😃.

Vous remarquerez qu’on est les seuls assis sur des chaises pour manger 😇.

Bruno à gauche, Elisabetta qui discute avec les éducateurs et les soeurs.

Nous passons une soirée agréable à parler de ce que le père Alain a accompli ici, aidé notamment par Bruno, Francis et Nicole qui sont présents depuis dix-sept ans. Ces derniers ont pris l’habitude de venir passer quelques mois en Thaïlande, dans cette région un peu isolée du reste du pays. Au début, ils ne passaient qu’un mois ou deux puis, depuis leur retraite, ils y passent plusieurs mois. Il y a toujours beaucoup de choses à faire, surveiller la construction de nouveaux bâtiments et réaliser l’entretien de ceux-ci. Francis, en tant qu’ancien mécano et passionné de bricolage est d’un grand secours pour le père Alain, il est secondé très efficacement par sa femme Nicole. Bruno est plus « administratif » mais il y a besoin d’aide sur ce plan-là aussi, le père Alain ne peut pas tout faire seul !

Pendant la soirée, j’explique mon travail et comment je pense pouvoir aider un peu, nous organisons alors mon séjour. Dès demain et pour la semaine, je vais aller avec Elisabetta dans les villages Karen où elle officie et je pourrai proposer mes soins chiro. Je suis ravie de pouvoir aider et je sens que ça va être très instructif. 

Je vais me coucher de bonne heure, je ressens des frissons, un début de courbatures, la fatigue du voyage sûrement… Je m’endors vite mais suis réveillée deux heures plus tard, je grelotte, j’ai mal à la tête et mal partout. Je prends ma température, j’ai 39,5°. Je ne vais pas aller dans les villages demain 😩.

Je passe la journée du lundi au lit à « comater », je n’ai même pas trop la force de bouquiner. Je me soigne à coup de paracétamol, de vitamine C et d’huiles essentielles. Le soir, je n’ai plus de fièvre. Je dis au père Alain que ce sera bon pour rejoindre Elisabetta le lendemain matin, après une bonne nuit de sommeil 😃.

21. Mae Sariang – Tha Song Yang

Armée de mon dictionnaire, je fais comprendre au proprio que je dois aller à la gare routière pour prendre le bus afin de rejoindre Mae Towo (alias Tha Song Yang), ma destination finale, le village où vit le père Alain. En fait, ce ne sera pas un bus mais un songthaew, une sorte de « bétaillère » à deux bancs qui se font face, très pratique pour transporter plein de monde. Nous arrivons à 9h30 et par chance le songthaew doit partir à 10 heures, heure thaï, donc 10h30. Je préviens le Père Alain de ne pas m’attendre pour déjeuner.

Juste sous la tente qui sert d’arrêt de bus, il y a une vente de médailles bouddhistes pour protéger les voyageurs, j’en achète une au cas où 😇.

Et c’est parti pour plus de deux heures de virages… Une chance, nous ne sommes que deux dans le songthaew, au moins jusqu’à la dernière demi-heure de voyage où d’autres gens monterons. Il faut se cramponner en permanence, bien caler ses affaires, parce qu’il n’y a pas de fond au véhicule. Quand une côte est bien raide, on se cramponne doublement dans les montées et on peut se relâcher un peu dans les descentes 😅.

On évolue au milieu des champs, des petits villages et dans les montagnes, c’est très varié, c’est magnifique. Bien que ce soit la saison sèche, c’est quand même très vert grâce aux bananiers, aux bambous et à de grands arbres avec des grandes feuilles, qu’il y a à profusion, cousins du teck. Il y a aussi quelques arbres sans feuille mais avec des petits fruits rouges ou oranges qui mettent une touche de couleur dans cet océan de verdure (que je n’ai pas réussi à prendre en photo, ils sont souvent loin de la route).

Même si le songthaew n’est pas hyper confortable, c’est agréable de voyager en plein air, on profite de senteurs très variées : odeur de végétaux mais aussi de nourriture grillée quand on passe devant un resto de bord de route, ou moins cool, une odeur de gaz d’échappement quand on est derrière un camion…

J’arrive enfin et je ne suis pas fâchée de lâcher ma barre 😜.

20. Départ de Chiang Mai

Je suis triste de quitter PP et Aire mais en même temps, j’ai prévu d’aller voir du pays et de nouvelles personnes.

Je vais passer quelques jours (rien de fixé encore) à Ban Tha Song Yang, petite ville Karen, près de la frontière birmane, chez le Père Alain qui s’occupe d’un centre pour ados, je crois. Il m’a été chaudement recommandé par ma tante Marie-Thérèse qui est religieuse au couvent des Augustines à Gouarec en Bretagne. Les sœurs le connaissent car il possède une maison dans le village et il ne manque jamais de venir les saluer et de leur faire part de ses missions en Thaïlande quand il rentre en France tous les trois ans environ. Nous avons échangé deux-trois mails afin d’organiser mon arrivée et grâce à ses indications, j’ai pu préparer mon voyage :

Je vais le faire en deux étapes, je ne suis pas pressée et il ne faut pas se fier au temps marqué sur Google parce qu’en transport en commun, c’est 4h pour le premier tronçon et deux bonnes heures pour le deuxième 😅.

Je voyage toujours aussi léger…

Je prends donc un premier minibus jusqu’à Mae Sariang et c’est parti pour quatre heures de trajet. Le minibus est plein mais pas surchargé comme ça peut être le cas parfois. Je suis assise au premier rang, c’est cool, je vois la route.

Le minivan.

Le chauffeur a forcé comme un malade sur ma valise pour arriver à la glisser entre les deux sièges 😅.

Le chauffeur a double masque au début…

Mais comme ce n’était pas encore assez « Covid compatible », il a rajouté un foulard et aussi une casquette et des lunettes pour le soleil, on va rouler plein ouest.

La première heure et demie se passe sur une route relativement droite :

Vous remarquerez les bananes qu’il fait sécher derrière le pare-brise…

Quelques photos prises en route, ce n’est pas très facile, on roule vite 😅.

Le reste du trajet est composé essentiellement d’une belle route de montagne pleine de virages, de montées et de descentes, et où c’est parfois sportif de dépasser les poids-lourds. Notre chauffeur est un bon conducteur et il connaît visiblement très bien la route alors ce n’est pas effrayant. C’est vraiment long et je n’arrive pas à lire parce que ça tourne trop mais le paysage est agréable à regarder, surtout avec la lumière du soleil couchant.

On s’arrête finalement pour une pause toilettes… trente minutes avant l’arrivée, je ne comprends pas pourquoi il ne fait pas ça à mi-chemin, on a traversé quelques villages quand même 🤔. Ça aurait coupé un peu le trajet. Bon, à priori, il connaît bien la dame qui tient une boutique à cet endroit 😇.

On arrive enfin, j’ai réservé un petit hôtel qui est assez loin de la gare routière mais le propriétaire vient gentiment me chercher là-bas. Sur le chemin menant à son hôtel, il me demande, dans un anglais très basique, si je veux manger. À vrai dire, il est sept heures et après toute cette route, je n’ai pas très faim. Mais il insiste quelques minutes plus tard, il renouvelle sa question. Je commence à me dire qu’il serait peut-être judicieux d’acheter à manger maintenant alors j’accepte et il m’arrête dans un resto en bord de route pour que je prenne un truc à emporter. Je me suis fiée aux images présentant les plats pour commander parce que ce n’était pas traduit en anglais. 

Je n’ai pas regretté de l’avoir écouté parce que l’hôtel est situé à 10 minutes en voiture du dernier commerce et qu’il fait nuit noire tellement c’est isolé dans la campagne. Je n’aurai pas osé ressortir pour aller manger 😅. Je suis installée dans une chambre simple, correcte et propre. Je mange mon plat qui est très bon 😋.

19. Chiang Mai 10

En route pour des sources chaudes recommandées par Sara. Ça m’éloigne de Chiang Mai mais j’ai vraiment envie de me baigner ! La route est sinueuse, en relativement bon état, sauf sur les dix premiers kilomètres parce que le GPS m’a faite passer par des chemins ruraux 🤔. J’ai vu des choses que je n’aurai pas vues autrement.

Une ferme de fraises, assez facile à reconnaitre même si on ne lit pas le thaï 😜

Je pense que ce sont des bungalows de vacances, laissés à l’abandon depuis le Covid.

Ma station service.

L’essence est dans le récipient transparent qui est gradué par demi-litre.

Une fois le récipient vide, elle tourne une manivelle qui permet de le remplir avec l’essence contenue dans le bidon en dessous, c’est ingénieux.

Un homme de paille à la pointe de la technologie 😂.

Leur système d’arrosage.

Mon début de route, pas toujours praticable à vive allure, mais ça tombe bien, je ne suis pas pressée 😉.

Juste pour les couleurs 😇.

A partir de là, je récupère une bonne route, puis la grande route.

Et oui, c’est plus fréquent que les chevreuils ici 😜.

Le temps se noircit sérieusement, ça m’étonnerait que je finisse la journée au sec…

Pause café

Camp de sapeurs pompiers.

Et j’arrive enfin aux sources chaudes, l’endroit est très calme et comme c’est l’heure de midi, il n’y a presque personne.

Je suis bien accueillie, les personnes présentes m’expliquent par gestes qu’on peut changer de bain, que les températures sont différentes selon que le bac est proche de la source ou non. Celui du haut est effectivement très chaud mais supportable 🥵.

L’idée est un peu comme pour le sauna ou le hammam, c’est d’alterner chaud et froid, pour ce dernier, on va s’allonger dans la rivière juste en bas 🥶, en fait pas si froide que ça, à 17-18° peut-être.

Il est temps que je parte, les familles commencent à arriver, l’endroit va perdre sa sérénité 😅.

De retour sur la route, c’est parti pour presque deux heures de scooter, et cette fois je vais avoir droit à une bonne averse. Je passe le plus gros de l’averse à l’abri en m’arrêtant manger dans un restaurant au bord de la route, mais j’ai l’occasion d’étrenner mon beau poncho de pluie 😂.

Retour à la ville, il n’y a pas trop de monde, la circulation est plutôt fluide.

Ces gens sont là tous les week-ends, ils protestent en faveur de la liberté d’expression ✊🏼.

Après cette belle escapade, j’ai repris la deuxième partie de mon cours avancé de massage thaï, cette fois, je suis la seule élève. C’est beaucoup plus intensif parce qu’il y a moins de temps mort et passer sa journée à genoux, assise sur les talons ou sur les pieds, je n’en peux plus ! Mon cerveau est fatigué aussi à force de se concentrer pour traduire et enregistrer tout ce qu’on me dit 😅. Mais c’est intéressant et je tiens bon. Le midi, je mange seule dans leur patio le repas que PP a cuisiné, c’est quasiment toujours lui qui cuisine.

Vendredi midi j’ai tout fini, je reçois mon diplôme de fin de cursus 😃👩🏻‍🎓.

Fin de la partie Chiang Mai 😃.

18. Chiang Mai 9

Pum Pum Farm

J’ai eu la chance de pouvoir visiter cet endroit alors qu’il est actuellement fermé au public. Pour les curieux, voilà leur site, c’est en anglais 😉.

http://www.punpunthailand.org/index027d.html?page_id=34

C’est Sara qui m’accueille et qui me fait la visite. Elle est bénévole ici depuis octobre 2021 mais était déjà venue faire du bénévolat en 2020, elle avait même dû y rester plus longtemps que prévu parce qu’elle a été bloquée par l’interdiction de sortir du pays à cause du Covid. 

L’endroit a été créé il y a 22 ans par Jon Jandai, un fermier thaïlandais qui est aussi un des meilleurs constructeur de maisons en terre. Son idée est de faire un lieu de vie collaboratif, principalement axé sur la sauvegarde de graines et l’apprentissage de la construction de maison en terre, il vise une vie autonome. Actuellement, ils sont une petite vingtaine (dont 3 enfants) à y vivre quotidiennement. Hors Covid, ils reçoivent des bénévoles et des personnes qui viennent apprendre la construction de bâtiments, la permaculture et la conservation des graines. Il y a une dizaine de bâtiments sur le site, tous construits à la main, au fil du temps par le noyau fondateur du site et des bénévoles. On y trouve une maison commune qui comprend une cuisine, une arrière-cuisine et une grande salle à manger. Ils font la cuisine à tour de rôle, globalement  ils se nourrissent de ce qu’ils cultivent mais il y a quand même un/une intendant(e) qui va acheter les choses qui peuvent leur manquer.

Tri sélectif, of course 😜

Les maisons sont toutes différentes, uniques, utilisant du bois et des briques fabriquées avec de la terre et de la paille de riz. Les couleurs sont faites à partir de colorants végétaux qu’ils mélangent à de la chaux ou un autre truc dans le même genre.

La maison des bénévoles, qui attend l’arrivée des prochains avec impatience.

Il y a un bâtiment entier dédié à la conservation et à l’envoi des graines (et oui, on peut en commander là-bas, reste à voir si ça pousserait chez nous …).

Sara et Chan ont deux vaches dont le lait leur permet de faire des yaourts.

Le jardin est grand et très varié, les légumes sont de saison.

Leur tracteur roule au bioéthanol :

J’ai eu la chance d’assister en partie au démontage de toilettes vieux d’une dizaine d’années qui ont subi une attaque de termites récemment. Ça m’a permis de voir comment c’était fabriqué et aussi de voir un Gecko de très près, il était caché dans un linteau 😜.

Ils fabriquent aussi pour vivre des serviettes hygiéniques en tissu, du savon et du shampoing.

17. Chiang Mai 8

Earth Home

J’avais demandé à Sara où je pouvais loger pas loin de leur « ferme » et elle avait appelé un endroit qu’elle connaissait bien « Earth Home », qui a l’habitude d’héberger les gens qui viennent leur rendre visite. Elle n’était pas sûr que ce soit possible puisque c’était fermé depuis le début du Covid…Une chance que ce soit elle qui ait appelé, la propriétaire du lieu a accepté de m’héberger alors que le site n’est pas encore ouvert officiellement. Si j’avais appelé moi-même, elle m’aurait dit que c’était fermé, ainsi que Google l’indiquait 😉. J’arrive donc là-bas en début d’après-midi, c’est dans un tout petit village entouré de champs de cultures variées. Thongbae, la propriétaire m’accueille avec gentillesse. Elle me montre ma chambre et me propose de visiter ses constructions et son jardin. Au fil des années, elle a construit, avec des bénévoles, des bâtiments à diverses vocations : chambres, dortoir, cuisine, réfectoire, salle de cours… En effet, elle accueille et héberge des gens ou des familles qui veulent apprendre la permaculture et/ou comment prendre soin de la nature, des animaux et/ou comment construire soi-même sa maison. Elle a ouvert des classes de week-end pour les enfants de son village et des alentours pour leur faire prendre conscience de l’importance de respecter la nature et de savoir cultiver les choses essentielles pour se nourrir. Elle est secondée par des bénévoles qui l’aident à tout entretenir et à proposer des activités variées selon leurs aptitudes (peinture, cuisine, bricolage). En ce moment, depuis le début du Covid, elle s’occupe de tout toute seule, avec un peu d’aide de son mari et de ses enfants quand ils peuvent. Elle est en train de tout préparer pour la réouverture prévue par le gouvernement (si tout va bien) début mars. Je vous conseille d’aller voir son site pour plus de détails si vous voulez : http://www.earthhomethailand.com

Le hall commun des chambres d’hôtes

Petit jardin zen au centre du hall

Un mur de la salle de cours

Création avec des bouteilles de bière

La cuisine des bénévoles

Il y a même un four à pain et pizza

Le réfectoire

La douche dans ma salle de bain, admirez le mur 😉

Abat-jour en écorce d’arbre, bon, ce n’est pas très évident avec la lumière allumée 😬

Et maintenant petite visite d’une partie de son jardin, je n’ai pas tout mis, ses serres en particulier mais elles étaient impressionnantes :

Aloe Vera et je ne sais plus quoi d’autre à côté 😇

Thongbae à côté des haricots. Il y a de l’eau qui serpente à travers le jardin.

Gingembre et Curcuma qui mijotent sous la paille, ce n’est pas encore le moment.

Du poivre, qui est vert pour l’instant, il va passer au rouge puis devenir noir 😉

Je n’ai pas compris le nom mais épice qui rentre dans la composition des plats thaïs.

La vue de la terrasse au-dessus de la salle de cours

A la lisière de son terrain, champ de Galanga, plante aromatique très prisée dans la cuisine thaï, qui aurait des vertus curatives contre le Covid, les premiers essais qui l’associent au gingembre et au curcuma pour créér un médicament seraient probants, alors ils commencent des cultures à grande échelle…

Je dîne le soir avec Thongbae et son mari. Bien qu’elle ait appris l’anglais uniquement avec ses visiteurs, elle se débrouille très bien et nous avons une conversation très soutenue pendant que son mari écoute (de temps en temps elle lui traduit ce que je dis parce qu’il ne comprend pas trop bien l’anglais). Elle m’explique son parcours : à l’origine, elle vient de ce village, ses parents y habitent encore aujourd’hui, puis elle a fait des études de commerce et elle est partie à Bangkok pour travailler dans une compagnie qui vendait des vêtements. Elle a rencontré son mari là-bas, il travaillait dans une entreprise d’Etat, genre EDF, si j’ai bien compris. Ils ont eu deux enfants et quand la dernière a eu 4 ans, Thongbae a réalisé qu’elle bossait comme un robot et que ce n’était pas ce genre de vie dont elle rêvait pour elle ni pour sa famille. Alors elle a commencé à s’intéresser à la permaculture, à se renseigner sur le prix des terrains dans son village et a décidé, avec son salaire plutôt confortable, d’en acheter un grand pour y construire une maison et y faire son potager. Ses parents, ses amis et même son mari l’ont traitée de folle de lâcher un boulot qui rapportait pour venir cultiver des légumes, ça leur paraissait à tous un truc complètement aberrant de faire. Pourtant, elle a persisté et a même choisi pour la construction de sa maison des matériaux qui avaient déjà une histoire, elle a fait de la récupération de planches, poteaux, sculptures en bois là où elle a pu, souvent sur des bâtisses abandonnées, en pleine campagne. Toute la famille a emménagé, son mari ayant réussi à trouver un emploi à une vingtaine de minutes de chez eux.

Sa maison respecte la tradition, pièces de vie en bas et chambres en hauteur.

Monkhon, dans le salon, sur son téléphone, il n’y a pas la télé.

Pas de doute, elle est bien grand-mère 😉

La pièce de vie.

Le coin salle à manger au fond.

Des Mandragores 😜.

Les éternels poissons 🐟.

Malgré l’orage carabiné et la pluie violente qui lui a succédé et qui a duré une bonne heure et demi, faisant un boucan de tous les diables sur le toit en métal, nous avons beaucoup discuté de l’avenir de la planète, d’écologie, de médecine (Covid, vaccin et médicaments entre autres), de l’attitude du gouvernement, du changement des mentalités en Thaïlande, de mondialisation, bref, une soirée très instructive qui a fait écho à ma façon de voir les choses. 

Et on a remis ça le lendemain au petit déjeuner, on avait encore plein de choses à échanger, cette fois surtout autour des enfants, de leur éducation et de leur avenir. Son fils, qui habite le village, a un enfant de 3 ans qu’elle ne veut pas voir aller à l’école, elle dit que le système scolaire les formate trop, elle va lui faire la classe quand il sera en âge et elle va surtout lui apprendre les vraies valeurs de la vie, elle a déjà commencé, il jardine, soigne les animaux avec elle et observe son grand-père bricoler. Sa fille est retournée à l’université, après des études et un job de commerciale quelques années qui ne la rendait pas heureuse, elle suit des études en pharmacologie pour pouvoir ensuite apprendre utiliser les plantes pour soigner ou soulager les gens. Elles ont un projet commun, cultiver des plantes médicinales bio et créer des soins naturels dont elles veulent faire bénéficier les gens qui n’ont pas les moyens d’aller à l’hôpital ou les gens qui ont envie de se soigner autrement ou qui veulent compléter leur traitement allopathique. J’espère qu’elles pourront mener à bien ce beau projet.

16. Chiang Mai 7

En route pour le nord, à mi-chemin entre Chiang Mai et les montagnes frontalières avec la Birmanie, je vais rendre visite à Sara et Chan qui vivent dans un éco village qui s’appelle Pun Pun Farm et je dormirai la nuit à Earth Home, une maison d’hôtes une peu originale, j’en parlerai plus au prochain épisode 😉. On a essuyé un orage carabiné hier soir tard, pendant au moins deux heures, avec une grosse pluie tropicale, mais la route est sèche ce matin 😅.

La route devait durer une heure et demi en scooter mais c’était sans compter mes nombreux arrêts pour prendre des photos, j’ai bien dû mettre une bonne heure de plus en comptant ma pause repas qui a été rapide pourtant 😉.

Je l’avais vu la semaine dernière en allant à la cascade mais je n’avais pas eu le temps de m’arrêter, c’est chose faite.

Je trouve qu’il est un peu flippant avec ce ciel en arrière-plan. On ne se rend pas compte mais il est très haut et je me sens toute petite à ses pieds.

Un des gardiens de la place, il y en avait quatre comme ça.

Une partie de ma quatre-voies qui s’est enfin dégagée.

Finalement, j’aperçois les montagnes au loin, pour l’instant le temps se maintient…ce n’était pas gagné, il devait pleuvoir une bonne partie du week-end…

Pause repas, personne ne parle anglais dans le village mais je finis par me faire comprendre (le langage des signes disant « manger » est universel !) et on m’indique un resto. J’ai pris des nouilles, une valeur sûre, et ça avait l’air d’être « du fait maison », elle avait une grosse marmite fumante et il n’y avait visiblement que des habitués. Bon, en fait, je pense que seul le bouillon était fait maison, elle a pris un sachet de nouilles contenant des morceaux de je ne sais quoi déshydratés (qu’on voit dans la vitrine à côté de ma table) et a rajouté quelques petits bouts de porc sortis de son congélateur et a tout mis dans le bouillon…et c’était très bon, comme quoi 😇. Je vous ai mis une photo des éternels quatre pots qu’on retrouve sur toutes les tables de restaurant : piments forts, piments très forts, sauce pimentée forte et sucre. Perso, je ne les utilise jamais !

Dans le village :

Le supermarché. Si on agrandit l’image, on voit des chaussures devant, les gens se déchaussent pour y entrer.

Une habitation, au pied de l’antenne Wifi 😱

Une boutique/café

Une boutique qui ressemble à un resto, mais ils ne devaient faire resto que le soir parce qu’ils m’ont fait comprendre qu’ils ne servaient pas à manger et m’ont envoyée au resto de nouilles. Ou alors ce sont des tables familiales qui sont là, ce qui serait tout à fait possible, les petits commerçants vivent là où ils travaillent et souvent en famille…

Retour sur la route, c’est très vert bien que ce soit la saison sèche, on sent que les montagnes doivent arrêter les nuages dans le coin. Le paysage est très rural, les champs ont des cultures variées, il n’y a pas que des rizières !

Je traverse de tout petits villages, c’est très calme, je pensais voir plus de vie, c’est samedi…mais c’est l’heure de la sieste peut-être 🤔.

Ce n’est pas une piscine en construction qu’on voit à gauche mais un bassin à poissons 😉. En Thaïlande, beaucoup de maisons en ont, à la ville comme à la campagne, c’est pour attirer la prospérité.

Un petit marché local

Deux arrêts de bus. Le premier que j’ai vu était en piteux état alors j’en ai trouvé un en meilleur état après, rien que pour vous 😜.

Un bar, mais vue la déco, je pense que vous aviez deviné 😇.

Et bien sûr, chaque village a son temple :

Il y a la vieille entrée sur la gauche et la nouvelle sur la droite, mais les deux vont au même endroit…

Le Stuppa

L’ancien temple

Le nouveau

15. Chiang Mai 6

Vendredi, virée dans les environs avec Catherine pour sa dernière journée avant son départ demain. Nous avons loué deux scooters, j’ai pris un 125 cc cette fois, je veux pouvoir faire de la route ce we 😜.

Tout d’abord, petit arrêt à l’hôpital où Catherine doit faire un test antigénique pour son vol de demain. Heureusement, il est tôt et il n’y a pas trop de monde mais ça prend quand même plus d’une demi-heure, le temps de vérifier son passeport, de remplir les documents, de payer (800 THB soit 21 € environ) et de faire le test en lui-même. J’ai bien cru que Catherine allait claquer la fille qui lui mettait le coton-tige dans le nez, apparement elle allait trop loin et tournait trop longtemps, et en plus, elle a fait les deux narines et le fond de la gorge, la totale. Je l’entendais tentant de lui expliquer que ce n’était pas utile d’aller si loin etc…peine perdue, la fille ne parlait pas anglais, je n’aurais pas aimé être à la place de Catherine… Pendant ce temps là, je prenais la plaque de mon scooter en photo pour pouvoir le retrouver facilement au milieu de tous les autres, quand j’ai senti qu’une fille m’observait, postée juste à côté de moi, semblant attendre que je termine. J’ai réalisé que c’était son scooter que je prenais en photo, le mien était garé 5-6 scooters plus loin 😂.

Même si nous n’allons pas très loin de Chiang Mai, il nous faudra une heure pour rejoindre le parc Ob Khan, en commençant une partie du parcours sur les 4 voies de la ville, rien d’agréable. Heureusement la deuxième moitié du trajet se fait en campagne et c’est bon de sentir l’air frais et de voir de la verdure. Une fois arrivées, on se rend compte qu’il est fermé pour cause de Covid (c’était marqué sur Google mais je ne l’ai pas cru, des fois ce n’est pas à jour, mais là, si 😩). Nous avons bien tenté de convaincre le garde du parc de nous laisser entrer mais il n’a rien voulu savoir comme on pouvait s’y attendre 😬. Les parcs nationaux sont payants et ne sont pas rentables sans touristes, ils limitent donc le personnel et l’entretien, ce qui peut se comprendre mais c’est quand même un peu frustrant…alors on se balade un peu autour de l’entrée.

Pas de doute, c’est la saison sèche, les insectes cherchent à manger.

Sur la route, un Wat (temple) nous attire, la vue a l’air d’y être belle et de fait…

Toujours sur la route :

On décide de continuer plus au nord où il y a l’air d’y avoir une cascade, on a très envie de se baigner. Sur la route, on passe devant un parc aquatique, on se dit qu’on va attendre la cascade. Sauf que le temps passe (on doit rentrer pour la cérémonie de remise des diplômes de Catherine, Sara et Chan à 17h), il ne faut pas compter les kilomètres ici mais plutôt le temps de route et on commence à avoir bien faim, surtout moi, et quand j’ai faim, je suis grognon 🙄… J’avais repéré un restaurant végétarien pour Catherine à une dizaine de km de là quand j’ai eu un doute sur son existence actuelle, beaucoup d’endroits ont fermé à cause du Covid et surtout les restaurants. N’ayant pas de moyen de vérifier s’il est ouvert, et pour ne pas faire de route pour rien, on décide de manger dans un petit resto qu’on vient de dépasser et qui est ouvert. La déco n’est pas très thaï mais la nourriture l’est 😉.

Après manger, on décide finalement d’aller au parc aquatique, il est sur la route du retour et ouvert. C’est kitch à souhait, il n’y a pas de vraie piscine mais des dizaines de jeux aquatiques, ce n’est pas vraiment ce dont on rêvait… Mais bon, on a vraiment envie de se baigner alors après s’être acquittées du prix de l’entrée qui nous donne accès au parc et aux activités, tyrolienne comprise 😲, nous entrons.

On était 4 en tout dans l’eau et sur les structures, il y avait deux enfants en plus de nous… il y avait plus de maître-sauveteurs que de personnes dans l’eau et ils nous surveillaient comme si on risquait de se noyer à tout bout de champ…On a quand même passé un bon moment 😃

Puis on est rentré sans traîner, au milieu des embouteillages en arrivant en ville, c’était l’heure de sortie des écoles…mais on a pu dire au revoir à Sara et Chan (qui rentraient dans leur ferme au nord à 1h30 de route) et faire la cérémonie pour Catherine 😅.

Et le soir, pour clore cette belle rencontre avec Catherine, on est allé acheter à dîner dans un de nos marchés de nuit préféré, on s’est installé sur une des tables mises à disposition exprès et on a passé une bonne soirée 😃.

14. Chiang Mai 5

Chez PP et Aire vendredi dernier, j’ai fait la connaissance de Catherine, une française qui vit du côté d’Aix en Provence. Elle est arrivée il y a 3 semaines pour faire la totalité de la formation en une fois et a déjà fini les cours 1, 2 et 4, elle était la seule élève 😉. Les cours sont regroupés en 1 et 2 : massage traditionnel et, 3 et 4 : massage thérapeutique. On n’est pas obligé de faire 3 et 4 dans l’ordre parce que ça concerne deux parties du corps différentes, ce n’est pas une suite. C’est pour cela qu’Aire a inversé l’ordre pour Catherine afin qu’elle puisse faire le cours 3 avec moi, ça allait être plus sympa pour elle d’avoir un autre « cobaye » qu’Aire et PP ! Je ne l’ai pas beaucoup vue du we, même si on a dîné ensemble un ou deux soirs, parce qu’elle faisait la formation « foot massage ». Quel courage, moi je sais que les deux dernières fois, à la fin de la semaine, je n’avais qu’une envie, c’était d’aller m’aérer ! Quand arrive le lundi, on se connaît déjà bien toute les deux, on est rejointes par Sara (une japonaise) et Chan (un thaïlandais) qui vont faire le niveau 1.

Catherine (dont c’était l’anniversaire ce jour-là) avec PP et Aire

Sara et Chan au travail. Et oui, on a les masques 😩.

L’école, qui n’a pas changé, les plantes ont juste poussé 😃.

Ça travaille sérieusement, même être le patient c’est parfois difficile 😬.

Pause repas, on mange végétarien tous les midis 😅.

Fin de la dernière journée de la semaine, contrairement aux deux autres filles, je n’ai pas l’air fraîche, ça promet pour la semaine prochaine 😅.

Ma première semaine de cours est déjà terminée, le temps passe si vite !

Pour finir, quelques curiosités glanées ici ou là au gré de mes balades…

Une poule et ses poussins qui se promènent sur le « trottoir »

La Nature gagnera toujours !

Une maison où il y a un élevage de coqs pour les combats, une spécialité de la Thaïlande.

C’est l’heure de l’école 💼.

Juste parce que j’aimais bien les couleurs 😜.

Ça m’a rappelé la fois où on avait ramené une citrouille sur ma mobylette avec Fabienne 😅.

C’est plus pratique pour trimballer des gros trucs cette moto !

13. Chiang Mai 4

Sticky Waterfalls

Dimanche, j’ai envie de m’éloigner un peu plus. Je jette mon dévolu sur une cascade au nord de la ville.

Il ne fait pas très chaud en scooter dès qu’on sort de la ville, heureusement que je me suis équipée en prévision ! Je dois rouler un bon moment sur une deux fois trois-voies et c’est parfois un peu flippant, il faut être attentif à tout, on peut être rapidement surpris. Normalement, la voie la plus à gauche est réservée aux scooters, aux motos et aux rares vélos (je vous rappelle qu’on roule à gauche 😇), mais en pratique, c’est une voie qui sert aussi de parking aux voitures qui stationnent devant les boutiques du bord de route, et qui déboîtent des fois sans trop se préoccuper de qui arrive, ou de voie pour motos qui roulent à contre-sens. C’est un concept assez particulier mais quand on sait que sur ces deux fois trois-voies, on peut parfois faire 3 ou 4 kilomètres avant de pouvoir tourner ou faire demi-tour, certains trouvent plus rapide de rouler à contre-sens…Heureusement les derniers vingt-cinq kilomètres se font sur une route à double sens et beaucoup moins fréquentée.

Curiosité rencontrée en bord de route, sur un parking avec des commerces, il y avait quelques touristes qui faisaient la queue pour y monter.

En chemin :

L’arrivée à la cascade se fait sur une route au milieu de la forêt, c’est vert et très calme. La cascade donne sur une petite montagne au loin.

La particularité de cette cascade est d’être formée par des sédiments contenus dans l’eau qui se déposent au fur et à mesure en couches lorsque que l’eau s’évapore, à la manière des stalagmites dans les grottes. Ça donne un sol râpeux comme de la pierre ponce et ça permet de grimper le long de la cascade, surtout à cette époque où le débit n’est pas très important. C’est super sympa à faire, à certains endroits, il y a des cordes pour aider les gens parce que c’est quand même raide 😜.

Elle n’est pas facile à apercevoir ici mais la cascade est au centre de l’image, l’eau est transparente et le fond est beige. J’ai essayé de zoomer pour vous montrer, on voit même des gens dessus, mais c’est vrai que le débit n’est pas très fort 😅.

Une fois encore, il n’y avait pas grand-monde et je crois que c’est une grande chance d’avoir pu être là dans de telles bonnes conditions parce qu’on sent que ça doit être un lieu très fréquenté habituellement, surtout par les touristes. J’ai passé un très bon moment, j’ai grimpé le long de la cascade, je me suis baignée dans les petites piscines naturelles et j’ai bouquiné au soleil, bercée par le son de la cascade et le chant des oiseaux.

Quelques petites curiosités :

On doit mettre les claquettes noires qu’ils proposent…déjà il n’y a pas ma taille (41), je suis côté femmes, les asiatiques sont petites et doivent chausser au maximum du 39 😜 et ensuite je ne trouve pas ça super sain de mettre des chaussures qui ont été portées par je ne sais qui…de plus aux toilettes 😳 mais bon, même pas peur !

Ça tombe bien, ça ne me serait pas venu à l’idée 😇.

Du coup, je suis restée dans la cascade 😅.

J’ai fait comme les autres, j’ai grimpé quand même 😉.