Je fais mon PCR 48h avant le départ, non sans avoir un peu peur du résultat vu le nombre de patients probables « cas contacts » soignés au cours de ces dernières semaines… mais c’est tout bon, je suis négative 😅.
Et voilà, le grand jour arrive…. Cathleen m’emmène à l’aéroport, cette fois, elle n’aura pas à aller chercher une chaise roulante, je pars sur mes deux pieds 😇.

Je suis en avance et très détendue mais évidemment c’était trop beau. Je voulais faire filmer ma valise pour éviter qu’on me vole ou qu’on m’ajoute des choses dedans mais quand j’arrive à l’endroit où l’on peut faire ça, bien sûr, à l’opposé de là où Cathleen m’a déposée près de mon guichet d’enregistrement, il y a au moins une dizaine de familles devant moi avec chacune trois voire quatre valises par caddie. Je patiente une dizaine de minutes puis je laisse tomber et retraverse le hall pour aller m’enregistrer. J’ai tous mes documents en format papier : pass vaccinal, Thai Pass, attestation d’assurance, preuve de la réservation de l’hôtel. Tous, et non, tous sauf un… le papier indiquant mon PCR négatif que je n’ai que sur mon téléphone. Comme je n’ai pas d’imprimante portable sur moi, la dame du guichet me suggère d’aller à la pharmacie laquelle est habilitée à l’imprimer. Je retraverse une nouvelle fois le hall…oui, la pharmacie est à côté de la machine à empaqueter les valises…et moyennant une nouvelle attente de dix minutes et payé 3 euros, je repars avec mon précieux sésame imprimé 😅. Une fois tout en règle, j’ai juste le temps de passer tous les contrôles (heureusement, il n’y a pas grand-monde), de regarder deux-trois choses au Duty Free (normal) et de m’installer en salle d’embarquement où il n’y a pas foule. De fait, l’avion est au trois quart vide et c’est cool, j’ai trois places pour moi toute seule, je vais pouvoir m’allonger pour essayer de dormir un peu, il y a quand même onze heures trente de vol.

A l’arrivée, avec une heure d’avance grâce aux vents favorables, après avoir passé dans les premières, donc rapidement, les différents contrôles de Thaï Pass, passeport, test PCR, et récupéré ma valise aussi vite, je suis obligée d’attendre une grosse demi-heure que la seule passagère qui va dans le même hôtel que moi se présente au point de rendez-vous « pour tous les passagers devant être testés », et que finalement un minibus vienne nous chercher.
Arrivée à 6h du mat’ à l’hôtel où je suis « confinée » dans ma chambre, je commande un petit déjeuner puis patiente jusqu’à 8h30. Là, on me téléphone pour que je descende me faire tester, quelqu’un de l’hôpital vient faire les PCR nasopharyngés (et salivaires, deux précautions valent mieux qu’une 😅) puis je retourne dans ma chambre, où je tue le temps tant bien que mal entre sieste, lecture, séries et escapade au dernier étage de l’hôtel qui a une piscine et une belle vue, histoire de prendre l’air.

Je mange un délicieux Pad thaï et j’attends le résultat de mon PCR qui doit tomber dans la soirée.
NEGATIVE 🥳, j’avoue que je suis soulagée, je n’avais pas spécialement envie de restée confinée sept jours dans cet hôtel ni dans aucun autre d’ailleurs…
Pour fêter ça, je décide d’aller me faire masser. Après tout, il n’est que 19h30, certes je n’ai pas beaucoup dormi mais je suis surtout restée assise ou allongée depuis presque 24h alors j’ai besoin de booster un peu mon système circulatoire et deux heures de massage me semblent tout indiquées 😇. Suivant les indications du lady boy de l’hôtel, j’ai eu la chance de trouver rapidement un salon et de tomber sur une masseuse hors pair, mais qui a dû oublier à un moment que j’avais demandé un massage cool. J’ai quand même eu envie de la frapper quelques fois, surtout quand elle insistait sur les mollets et les cuisses 😰. Mais bon, au moins, moi qui ressemble d’habitude à Bibendum après autant d’heures de vol et malgré les collants de contention, j’ai dégonflé très vite 😉.
Après le massage, je me mets en quête d’un endroit où diner. J’étais sur un très gros boulevard qui n’offrait rien d’intéressant à part un Mac Do, un Burger King et un Starbuck…je ne l’invente pas ! Je prends donc la première rue qui part perpendiculairement après le salon en espérant tomber sur un petit resto local. En fait, c’est très local, mais comment dire, il y a plutôt des bars, très animés et il y a des dames, de chaque côté du trottoir, qui respectent bien la distanciation sociale de deux mètres entre elles et qui, je le soupçonne, font sûrement des massages mais bien plus « personnalisés » que celui que je viens d’avoir 😜. Ne me sentant pas super à l’aise dans cette ambiance où il y a pourtant pas mal d’européens…je décide de faire demi-tour.
Je me risque à traverser cet énorme boulevard (pour me rendre compte cent cinquante mètre plus loin qu’il y avait une passerelle pour piétons !) et je rejoins un petit resto tenu par toute une famille sous un hangar. Je commande des gambas grillées au BBQ et une soupe de coco au poulet. C’est délicieux mais j’ai juste oublié de demander que la soupe soit « peu épicée » et j’ai failli m’étouffer avec la première cuillère 🥵, ça a été mieux pour les suivantes, je retirais les petits morceaux de piments au fur et à mesure 😅.





