Je suis quasiment la seule à rouler avec un casque sur cette île, quand on voit ce qui tombe sur le route, je trouve ça plus prudent 😜.

Les routes principales sont plutôt belles, c’est très escarpé, il y a beaucoup de montées, de descentes et de virages, quelques raccords de pont mériteraient d’être revus mais globalement, c’est agréable de rouler.

J’ai repéré une plage qui a l’air bien sympa avec, comme souvent sur l’île, un ressort qui est accolé. Les bâtiments sont magnifiques, c’est visiblement un hôtel chic, il y a une piscine à débordement avec vue sur mer et la plage est une petite crique assez intime d’où son nom « Hidden Beach ». En m’approchant de la plage, je suis surprise de voir qu’il n’y a vraiment personne dans l’eau et pour cause, impossible de s’y baigner :




On m’a expliqué plus tard que cette année, le temps est bizarre, il pleut beaucoup plus que d’habitude alors que c’est la saison sèche et que depuis une semaine, il y a un courant marin, différent de d’habitude qui ramène sur certaines côtes les déchets que rejettent les bateaux au large. Ils ont beau nettoyer, ça revient aussitôt. J’ai pu observer ça sur une autre plage, c’est vraiment terrible de voir tout ce que les gens balancent dans la mer sans se préoccuper de la faune et de la flore.
Et pourtant, sur l’île, ils trient beaucoup et j’ai trouvé qu’il y avait moins de déchets plastiques sur les bas-côtés des routes.


Une guesthouse rigolote, la pelouse est fausse, on ne se rend pas bien compte sur la photo. Il y a 4 petites maisons indépendantes, et c’est tout près d’une plage sympa.


Des maisons sur la mangrove.


Ma plage sympa et là encore, je suis seule, dans l’eau et sur le sable et pourtant il y a des touristes, mon bateau était plein à l’aller. Ils doivent aller faire des excursions de snorkeling ou rester dans leurs hôtels. Le gouvernement thaïlandais a offert aux plus pauvres de la classe moyenne de payer une partie de leurs vacances. Ils prennent en charge le transport et une grande partie du coût des nuits dans les hôtels. L’idée est de permettre aux gens de prendre trois jours (ils viennent surtout sur un week-end, ils n’ont pas cinq semaines de vacances !) et de faire fonctionner les hôtels, une façons de les soutenir pendant cette crise. En fait, je les ai surtout croisés en fin de journée, là la plage est envahie de gens qui se prennent en photo devant le coucher de soleil 😉.
Mon propriétaire m’a conseillé d’aller voir un village flottant de pêcheurs à l’est de l’île et d’y déjeuner. C’était une très bonne idée, mon repas au restaurant est délicieux, les pétoncles et les langoustes sont frais, bien cuisinés et les légumes croquants. Le village en lui-même est plein de charme.




Original les scooters dans la maisons mais en fait, il n’ a pas de place pour les garer en dehors, entre les maisons court un petit chemin étroit.




Moi, j’ai tout fait à pied, je ne me suis pas vu rouler sur ça 😬.



Les habitants de l’île vivent du tourisme, de la pêche, de la récolte de noix de coco qui sont envoyées sur le continent pour être transformées (ils fabriquent aussi un peu d’huile mais plutôt pour la consommation locale) et de la récolte du latex sur les hévéas. Le latex se récolte la nuit parce que c’est le moment où l’arbre en produit le plus. La femme de ménage de mes propriétaires cumule comme ça deux emplois, ménage quelques heures dans la journée et récolte de latex la nuit.

Un champ de cocotiers

Un champ d’hévéa.


Le latex brut en blanc sur l’image. Ce qui est un peu jaune est une jeune noix de coco, on en retrouve dans chaque bol, je ne sais pas si ça sert de « cuillère » ou si ça a une utilité anti bactérienne, anti insecte ou autre…

Dernière baignade avant de partir, encore une autre belle plage…

Cool, je vais pouvoir prendre mon avion 😜.





Et voilà, fin du séjour, les nuages me rappellent la Normandie, il est temps de rentrer. Ferry puis songtaew puis avion pour rejoindre Bangkok.



Bangkok et son coucher de soleil du haut du 46ème étage du « Cielo », bar restaurant.
FIN


Super séjour Elisabeth ! De beaux souvenirs emmagasinés pour les jours de grisaille…
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